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jeudi 24 septembre 2015

N.W.A. : Straight Outta Compton - De l'obscurité du ghetto à la lumière des projecteurs (Attention Spoilers !)

N.W.A., groupe de rap californien de la fin des années 80 qui a clamé la colère de la rue, l'injustice et la discrimination. Un album (Straight Outta Compton) et le groupe devient culte et entre dans l'histoire du rap. Des textes violents, percutants, réalistes, au flow extraordinaire. Mais le groupe voit surtout la rencontre de trois dieux du rap US : Eazy-E, Dr. Dre et Ice Cube. Ces trois noms qui vous sont familier ont mis en commun leur génie pour devenir le groupe de rap le plus influent à travers le monde à la fin des années 80. Aujourd'hui il est possible de vous familiariser un peu plus avec le groupe, ou de le découvrir, avec leur biopic, dans les salles de cinéma.






Boyz N the Hood

Les débuts ... dans la rue ...
Le film commence par une introduction à couper le souffle. Eazy-E, en pleine affaire de drogue, voit son petit deal partir en sucette, notamment avec l'intervention des forces de l'ordre. Le rythme est fort dès les premières minutes et on attend donc beaucoup de la suite du film. Malheureusement, ce n'est pas la vie du ghetto qui est mis en scène dans ce long métrage, mais plus la formation et l'ascension du groupe N.W.A. Encore heureux, les portraits de nos trois grands, sont bien tissés. On est vite confronté aux caractères de ces trois rêveurs, qui veulent exprimer leur colère et sortir de l'injustice. On voit peut-être très peu le ghetto, mais l'esprit y est. Les anecdotes sont intéressantes, comme la première fois de Eazy-E face à un micro, enregistrant Boyz N the Hood, l'inspiration de Ice Cube dans son bus scolaire ou les premiers set de Dr. Dre. Cependant, l'histoire fait vite place à l'ascension et c'est tout de même un peu dommage.



Fuck tha Police

La dure loi de la rue
Bien plus qu'un simple biopic, le film revient sur les événements qui ont enflammé L.A. au début des années 90. Evénements qui ont même vu à l'époque, les Bloods et les Crips se réunir. Car le combat pour les afro-américains de L.A. est le même pour tous : celui contre la discrimination et l'injustice. La police est à chaque coin de rue, prêt à arrêter n'importe quel jeune, pour sa couleur de peau et sa probable appartenance à un gang. Une scène forte du film est celle où les membres du groupe sortent tous du studio d'enregistrement pour retrouver Dre et prendre l'air. Deux voitures de police les interpellent et les arrêtent sans aucune raisons. De cet incident, Ice Cube rédigera le son le plus fort, le plus mémorable et le plus violent du groupe : Fuck tha Police. Tout au long de l'histoire (probablement romancée par moment), le groupe va grandir avec son public. Aimé ou détesté, vu comme des visionnaires pour certains, des provocateurs pour d'autres, le groupe va attirer les foules. Lors de leur concert à Détroit, dans le but de prôner la liberté d'expression et de provoquer la police, le groupe entame avec fureur le son Fuck tha Police. Coursé par les forces de l'ordre et arrêté, le public va défendre le groupe et vont permettre au gangsta rap, de rentrer dans l'histoire. Mais ce qu'il faut retenir, c'est que N.W.A., ça n'est pas seulement du gangsta rap, c'est la violence des quartiers mise en scène, c'est du vécu et de la colère, mais aussi de la passion pour ses gars mordu de musique. Il suffit de voir leurs clips pour comprendre qu'ils prônent la tolérance, la liberté et la diversité.



Express Yourself

La légende en marche 
Le milieu dans lequel vivent nos protagonistes est violent, que ce soit dans la rue, dans les studios de productions, entre les producteurs, etc. Ils se rendent compte chacun leur tour, qu'on ne peut compter que sur soi-même. La fin de l'histoire N.W.A. on la connaît. Eazy-E meurt du Sida et laisse derrière lui une carrière qui aurait pu aller plus loin, mais aussi deux potes qui sont passés à côté de beaucoup de choses. Dr Dre va fonder Aftermath Records et produire des pointures tels que Snoop Dogg, Eminem ou 50 Cent. Ice Cube va lui devenir aussi un producteur de talent et un acteur reconnu pour ses comédies. Mention spéciale d'ailleurs à O'Shea Jackson Jr. fils d'Ice Cube, qui incarne ... son père ! En même temps, la ressemblance est frappante. Parlons de la bande son maintenant ... Bon, c'est une tuerie ! C'est N.W.A. forcément, donc c'est de la patate. Du bon rap rétro et hardcore des années 80-90 pour le plaisir des oreilles. D'ailleurs, les trois sons que j'ai choisis pour illustrer chaque partie de ma critique, sont mes trois préférés et sont à écouter sans modération ! (Bien entendu je rajoute Straight Outta Compton !)



Sentence :

Un bon biopic ! Je n'irai pas jusqu'à très bon pour deux raisons. Tout d'abord, je m'attendais plus à un film sur la vie du ghetto et les galères quotidiennes des trois artistes avant d'en arriver à N.W.A. Et l'autre raison, c'est le fait qu'on sente que certains passages ont été romancé. Mais ça reste tout de même crédible tout au long de l'histoire. N.W.A. : Straight Outta Compton, est un bel hommage au groupe, très bien foutu, très intéressant et à la bande son qui défonce ! Deux heures de bonheur que je vous conseil vivement ! 








Ellossan

vendredi 24 juillet 2015

5 films Marvel à voir ! (Selon la rédaction)


A l'occasion de la sortie depuis une semaine de "Ant-Man" au cinéma, il est temps de faire un rapide retour sur ce qui a été fait de mieux dans la franchise Marvel. Il est vrai qu'actuellement le cinéma vit une surdose de super-héros. Notamment du côté de Marvel, depuis la sortie de "Iron Man". Bien qu'encore à cette époque, l'idée des "Avengers" en film n'avait pas germé, on ne compte plus le nombre de films qui sortent à la pelle et par an ! "L'incroyable Hulk", "Iron Man 2", "Captain America", "Thor", "Iron Man 3", "The Amazing Spiderman", "Thor 2", "X-men first class", "X-men : Days of future past", "Captain America 2", "The Amazing Spiderman 2", "X-men Origins : Wolverine 2", "Avengers", "Avengers 2", "Les Gardiens de la Galaxie", et j'en oublie sûrement ! (Je n'ai pas compté tout ce qu'il y'avait avant "Iron-Man")
Cette année vous n'avez pas fini d'en entendre parler : "Ant-Man", "Fantastic Four". Bientôt "DeadPool", "X-men : Apocalypse", "Black Panther", "Captain america : Civil War", "Doctor Strange", "Avengers 3", etc. La liste est suuuuper longue !

Je vous avoue qu'on frise l'overdose de super-héros, car tout ceux que je vous ai cité s'étalent sur même pas dix ans ! Du côté de chez DC Comics, on joue la carte "patience". Un film de temps en temps, qui limite la dimension commerciale du produit. On a eu la sublimissime trilogie Batman par Christopher Nolan, le retour de Superman, le navet "Green Lantern". Actuellement, on peut voir sur internet les excellents trailers de "Batman vs Superman" et de "Suicide Squad". Sur TF1, vous pouvez suivre "Arrow" et "Flash". Donc au final, vous avez une belle industrie DC, qui fonce sans se presser (oui, je sais : pléonasme).

Quoi qu'il en soit, je suis un grand fan de comics et de super-héros ! Bien que je reconnaisse être plus mordu des films (Ben je suis cinéphile !), j'adore cet univers et je vais voir chacun d'eux au cinéma ! Et j'en sors toujours satisfait, même si certains films me plaisent moins que d'autres. J'ai donc concocté un petit Top 5 de mes films Marvel préférés et bien que le choix soit subjectif, je ne les ai vraiment pas choisi au hasard !


X-Men : Days of future past

Probablement un des meilleurs Marvel de tous les temps. Une réalisation au top, un scénario génial, une intrigue passionnante, des effets spéciaux magnifiques, de l'action, mais jamais trop. Et puis Michael Fassbender, Hugh Jackman, Jennifer Lawrence et James McAvoy ! Non, mais pour moi c'est le plus intelligent, le plus marquant et le plus impressionnant visuellement. De plus une version "Rogue cut" vient de sortir en DVD et Blu-Ray, avec 17 min de films en plus, mettant en scène le personnage de Malicia (Rogue c'est son nom de X-Men).




Les Gardiens de la Galaxie


Le Marvel le plus cool, le plus branché, le plus drôle, le plus pop ! Bref, mon numéro deux de tous les Marvel. Chris Pratt ultra charismatique dans le rôle de Star-Lord, mi-homme, mi-extraterrestre, macho et maladroit, mais super drôle. Rocket Raccoon, une petite boule de poil ultra badass ! Groot, l'arbre vivant qui ne pourra pas vous laisser insensible. Des guests en pagaille dans le casting : Michael Rooker (Merle Dixon dans "The Walking Dead"), Glenn Close, Josh Brolin, Benicio del Toro, etc. Une bande-son juste ÉNORME, surtout pour les fans des 80's ! C'est juste 2h de pur plaisir et d'action ! 




Avengers

C'est le cliché du blockbuster familial, avec tous les super-héros Marvel réunis, pour faire un paquet de fric avec les produits dérivés qui sortiront par la suite. C'est aussi un peu un "Iron Man 2.5", Tony Stark volant la vedette à ses camarades de combat. Mais c'est surtout un bon gros film d'action ! Impressionnant par ses effets spéciaux, drôle, avec des personnages aussi kiffant les uns que les autres. Le film se regarde, se re-regarde, encore et encore. Mention spéciale pour le thème musicale des Avengers qui est trooooop bien ! 




Spiderman 2

J'adore Sam Raimi, surtout depuis "Evil Dead". Quand il a ressuscité l'homme-araignée, j'étais aux anges (Mon super-héros préféré !), j'ai foncé pour voir le premier, puis le deuxième, puis le troisi... Non, ne parlons pas du troisième. Non, vraiment j'étais comme un gosse (j'étais un gosse), Peter Parker est cool (Bien qu'avec le temps je me suis rendu compte que le Spiderman de Tobey Maguire est une véritable pleureuse, pas du tout charismatique), oncle Ben sort une des citations les plus emblématiques aujourd'hui dans le cinéma : "un grand pouvoir implique de grandes responsabilités". Mais je n'ai pas aimé le bouffon vert, trop guignol à mon goût et le personnage de Mari-Jane est lourd, mais louuuurd ! Bon, on est censé parler du 2 ! Et heureusement qu'il est là celui-là ! L'histoire est parfaite, 
Dr. Octopus est génial, la scène de baston sur le métro, est l'une des meilleures réalisée !
J'adore Spiderman, et celui-ci est le meilleur ! 




Iron Man

Tony Stark ... Voilà ! Non je rigole, ... Robert Downey Jr. ... Oui, bon je vous fais un avis constructif, j'ai compris ! Mais il faut reconnaître que Robert tient à lui tout seul le film. J'ai rarement vu un personnage et un acteur aussi charismatique. Il est tellement dans le personnage, qu'on a pas vu aussi bonne performance depuis "Tonnerre sous les Tropiques" ... (Oui ceci est un clin d’œil pour les connaisseurs). Le film en lui-même est rock, classe, bien badass, de l'action comme il faut, pas de "trop" que l'on a l'habitude de voir dans les blockbusters hollywoodiens ou dans ses suites. Bref, un très bon film !


Bon films à tous !




Ellossan

jeudi 23 juillet 2015

Ant-Man. Petit par la taille, grand par le film ! (Article contenant des spoils à certains moments !)






Il est vrai que parfois on entend parler d'un projet, on en rit avant même d'en avoir vu une image. Vient ensuite une bande-annonce qui nous laisse sceptique, étant donné que notre jugement est déjà faussé par notre première impression. Je me retrouve parfois dans cette situation, mais je garde toujours espoir qu'on peut en tirer quelque chose de bien (sauf pour "Jurassic World" ...). Enfin, arrive le jour de la confrontation entre le grand écran et le spectateur et on finit soit agréablement surpris, soit encore plus déçu. Mais c'est normal, car nous partons avec une idée en tête pour voir un film tel quel et notre vision est altérée lors du visionnage. Une fois que le générique défile, on peut alors conclure, que soit on avait raison et on se demande pourquoi on a foutu 6 euros dans un billet de cinéma, soit on a eu tort et on se sent idiot, mais content d'avoir passé un bon moment. 

Pour "Ant-Man", il s'est passé exactement ce scénario. Bien que légalement, on ne peut pas se permettre d'amputer "Ant-Man" de l'univers Marvel et encore moins des Avengers, on se demande tout de même : comment vont-ils faire ? Pour ceux qui ne connaissent pas bien l'univers Marvel, le personnage peut être vite tourné à la dérision. Et pourtant, il est dans les comics, un des piliers des premiers Avengers. Et arriva un jour la bande-annonce. J'étais toujours un peu sceptique après ce que je venais de voir, mais j'avais confiance ! Pourquoi ? Une toute petite chose a changé la donne. L'échange entre Hank Pym et Scott Lang, sur le ridicule du nom "Ant-Man". A partir de ce moment, on peut se douter que le film va jouer sur l'auto-dérision et c'est tant mieux !





Petit retour en arrière sur le pitch du film.

Oui Scott, le costume est cool, mais va falloir s'habituer au nom
Scott Lang, ancien "cambrioleur" (vous comprendrez les guillemets si vous avez vu le film), sort de prison avec l'envie de se ranger, trouver un vrai job et redevenir le héros qu'il était aux yeux de sa fille. Manque de bol, il peine à se réinsérer dans le système à cause de son casier judiciaire. De plus, il est sans cesse harcelé par son colocataire ingénu (anciennement son coloc de cellule) pour faire un "dernier" coup. Sous pression, Scott accepte le contrat et cambriole la maison d'Hank Pym, sans qu'il ne le sache. Malheureusement, ce qu'il trouve n'a ni l'odeur, ni la couleur de l'argent. C'est une combinaison un peu particulière. Il la vole, et très vite il en comprendra l'utilité, notamment grâce à Hank Pym qui est au courant du vol. Ce dernier va donc utiliser Scott pour déjouer les plans, un peu trop ambitieux et suspects de son ancien bras droit, Darren Cross.



Un humour qui sauve les meubles (Attention ça commence à spoiler, donc regardez la dernière partie seulement, si vous n'avez pas vu le film)

Un des points clé du film, c'est son humour. Paul Rudd (Ant-Man) est un habitué de la comédie, avec entre autres, "40 ans toujours puceau" ou "En cloque : mode d'emploi", mais avec le temps, il est vrai qu'il ne me faisait plus trop rire. Avec "Ant-Man", le gars reprend du poil de la bête, en incarnant un personnage touchant, drôle, moqueur et surtout HUMAIN ! Et oui, il y'a des super-héros qui restent humains malgré le costume ! L'humour se remarque aussi par des personnages secondaires, comme Luis (Michael Pena), son ancien coloc de cellule, un brin naïf, débile même et qui a toujours le mot pour rire. Notons aussi que l'on retrouve des passages mélodramatiques qui sont tournés à la dérision, pour qu'on évite de trop tomber dans les clichés. Par exemple, le passage où Hank Pym raconte à sa fille la mort de sa mère, on voit des larmes couler, un câlin qui se prépare et Scott qui casse tout en se moquant d'eux (justement par rapport au fait que la scène soit un gros cliché). Et ça, c'est intelligent et drôle. Enfin les clins d'oeils aux Avengers sont suggérés par des dialogues bien drôles (excepté le passage où Scott doit infiltrer la base des Avengers), ce qui évite la surcommercialisation de nos héros préférés dans ce film qui mérite sa part de gloire, autant que les autres ("Iron Man", "Thor" ou "Captain America").



De la déception tout de même (toujours du spoil !)

Le méchant qui n'a de classe que l'armure
Je suis déçu avant tout du méchant, Darren Cross. Il sert un peu à rien ... désolé, mais je ne comprends pas trop son personnage. Un peu ridicule, il reprend les rennes de l'entreprise de son mentor et devient son rival, sous prétexte qu'il devenait un petit merdeux prétentieux, trop ambitieux et qu'Hank Pym l'a mis sur la touche dans sa jeunesse. Bref, l'alibi est similaire à celui des méchants dans les Totally Spies. Son évolution au cours de l'histoire n'arrange pas son personnage. C'est un faux méchant, qui ne maîtrise même pas ce qui lui arrive et qui n'est pas capable de prendre des décisions de méchant ! En gros, il ne vaut que pour les scènes de bastons. Autre bémol, l'intrigue sur l'HYDRA. Petit rappel, l'HYDRA est une organisation terroriste qui souhaite proposer une idéologie fasciste, créée lors de la seconde guerre mondiale, par le baron Wolfgang Von Strucker et le Crâne Rouge (vous pouvez en savoir un peu plus en regardant "Captain America"). Oui, donc l'HYDRA dans le film "Ant-Man" ! Ben rien ... Oui, on en entend parler cinq secondes et puis c'est tout. Donc ça ne sert strictement à rien de placer l'HYDRA, qui pour toi signifie des révélations peut-être. Mais non, on a rien sur l'organisation, ça sert à rien et ça me gonfle !



L'expérience à taille de fourmi (encore du spoil !)

Nous serons grands !
Pour le coup, c'est super bien foutu ! C'est là que la 3-D joue un rôle important ! Alors je l'ai vu en 2-D, mais franchement, visuellement c'est plaisant, impressionnant et justement on arrive même à se rendre compte que la 3-D est utilisée à bon escient et non comme un simple gadget. En particulier la scène de la salle de bain et de la bataille sur le petit train. Oui surtout cette scène là ! Elle est visuellement bluffante, mais aussi hyper drôle. Elle mélange des plans taille fourmi où ça explose dans tous les sens et des plans taille humaine qui tournent la bataille à la dérision et la rendent hilarante ! Comme le petit train qui déraille à la fin de la bande-annonce.



En conclusion (là vous pouvez lire)

"Ant-Man" n'est pas une daube, c'est un bon film. Il mérite sa place dans l'univers Marvel (bien que Marvel peut tout placer aujourd'hui, même Howard le canard ...) et surtout son histoire indépendante avant le prochain cross-over (parce qu'il y en aura un, voir deux ... même trois). Le film est plutôt cool, jouant sur le même humour que les "Gardiens de la Galaxie". On ne tombe pas dans le cliché du film familial, les personnages tiennent la route, mis à part Darren Cross. Les effets spéciaux sont très beaux et l'immersion à la taille d'une fourmi est parfaitement réussie. On passe un bon moment face à un film d'action où ça ne fait pas forcément "BOUM" dans tous les sens, où on se détend, on rigole et on finit par attendre avec impatience la suite ! "Ant-Man" est, comme je l'ai dit, un bon film que je vous conseille de voir et qui est tout de même au-dessus de "Thor" (1&2), "Iron Man 3" et au même niveau que le premier "Captain America" en terme de qualité, mais nettement plus cool !


Ellossan

lundi 6 juillet 2015

Journée Internationale du Baiser - Le baiser au cinéma

ThingZ célèbre aussi la journée internationale du baiser. Voici quelques scènes cultes d'échanges de lèvres au cinéma.


La Dolce Vita - Federico Fellini - 1960


Le plus héroïque : Spider-man



Le plus violent : Drive



Le plus hot : Black Swan



Le plus "devant mon mec et en plus devant les caméras !" : Hunger Games 



Le plus malsain : Star Wars - L'empire contre-attaque



Le plus "y'a erreur sur la marchandise" : La princesse et la grenouille



Le plus machiavélique : Pirates des Caraïbes - Le secret du coffre maudit



Le plus badant pour les mecs de 20-25 ans, lors de la sortie du film : Harry Potter - Les reliques de la mort




Ellossan

mercredi 1 juillet 2015

Vice-Versa. Le Pixar le (presque) plus abouti. Une merveille !

*Revenez lire l'article une fois le film vu car celui-ci contient des éléments importants quant au déroulement de l'intrigue...et donnez nous votre avis ! *


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Petite bande annonce pour vous mettre en appétit ...






Tout d'abord je souhaite adresser quelques mots à monsieur François Aubel qui se dit "sidéré par le nombre d'adultes, sans enfants, qui vont voir Vice Versa. Infantilisation de notre société". Quand je suis entré dans la salle, j'ai remarqué que 95% du public était composé de personnes qui devaient avoir entre 18 et 35 ans. Quand j'ai vu ça (comme pour la plupart des films d'animations d'ailleurs), j'étais heureux ! Avant même que le film ait commencé, Joie était déjà entrain de travailler dans ma p'tite tête ! Le constat que je fais monsieur Aubel, c'est qu'il ne faut pas confondre "réveiller son âme d'enfant" et "infantilisation" ! Nous sommes une génération (et même celle de nos parents) à avoir grandi avec les dessins animés le matin, les chefs d’œuvres Disney au cinéma et surtout nous avons vécu la meilleure période de la culture populaire où tout ce que l'on regardait, et bien nous jouions avec. Là, vous me direz, on entre dans la victimisation de la société par le merchandising, mais restons sur l'essentiel, sans se prendre la tête.
Nous sommes donc un public, habitué aux films d'animation, émerveillé par ces images colorées, ces personnages charismatiques, ces héros ! Et on le sera jusqu'à 90 ans, ne vous déplaise ! Un article sur mademoizelle.com s'y attaque aussi et je vous conseille d'y jeter un gros œil (VOIR ICI !!). Nous sommes justement adultes et nous savons en tant que tel, que voir ce genre de film nous fait le plus grand bien. On a besoin de ça en tant qu'adulte. Non pas pour se crétiniser, mais pour être en harmonie avec nous-mêmes. Et ce ne sont pas Joie, Peur, Tristesse, Colère et Dégoût à l'intérieur de nous-mêmes qui vous diront le contraire !

Une équipe de bras cassés ultra-charismatique !


Bien, attaquons la critique maintenant !!!

...

N'ayez pas peur, je vais essayer de ne pas être trop "colère" ...

...

Vous êtes prêts ?

Je me lance ...

"Vice-Versa" est une merveille, que dis-je, un des plus grands chef-d'oeuvre de l'univers Disney. Voir même, un des meilleurs Pixar ! 
La machine fonctionne à merveille, les personnages sont attachants. L'histoire s'adresse autant aux enfants, qu'aux adultes ! On s'émerveille face à cette profusion de couleurs, des décors grandioses, et les émotions qui nous submergent tout au long du film.


Partir sur de bonnes bases.

Ambiance pas folichonne dans la famille de Riley
Car oui vous l'aurez compris, les émotions font le film. Je récapitule le pitch : Riley, jeune ado de 12 ans déménage avec ses parents à San Francisco, laissant derrière elle ses amis, son équipe de hockey et tous ses souvenirs d'enfance. Arrivée à bon port, rien ne se passe comme prévu pour elle. Le camion de déménagement s'égare, le père de Riley est plus distant et elle n'arrive pas à s'adapter à sa nouvelle école. Jusque là, le scénario reprend les comédies dramatiques adolescentes que l'on avait l'habitude de voir ... à notre adolescence. Mais nous sommes chez Pixar !! Vous croyez que l'originalité qui fait la réputation des studios vient d'où ? 
Je reviens à l'histoire. A l'intérieur de la tête de Riley, c'est la panique ! Joie, qui tire les ficelles, perd le contrôle et n'arrive plus à gérer ses collègues Tristesse, Colère, Peur et Dégoût. Dans le feu de l'action, une catastrophe se produit et dérègle totalement les émotions et le caractère de la petite Riley. Commence alors une course contre la montre à travers la tête de la jeune fille, pour que tout puisse rentrer dans l'ordre.


Le réalisateur Pete Docter aux commandes de nos émotions.

Ce qui fait la force du film, selon moi, ce sont deux points essentiels :
- La proximité entre l'histoire et nous-mêmes. Durant tout le film, on passe notre temps à alterner entre joie et tristesse. Un rebondissement incessant. Un coup on rit, un autre on se sent touché. Ensuite on est hilare et puis on chiale (enfin je reconnais que c'est plutôt triste à certains moment ... mais pas autant que "Wall-E" ou "Toy Story 3" ... OUI ! Je chiale à la fin de "Toy Story 3" !). Et d'un coup la magie opère ! On se demande si tout ce petit monde n'existerait pas dans nos p'tites têtes (oui je me répète, mais j'insiste là-dessus).
Un univers ... à la Pixar !
- Une fois de plus l'originalité. J'ai parlé précédemment de ces histoires d'ados. Jusqu'à présent, Disney et Pixar n'ont jamais abordé concrètement le sujet. Oui le propos est brièvement exploité dans le fabuleux "Toy Story 3" ou le détonant "Les nouveaux héros" (c'est bizarrement dit ... Ça passe mieux "le détonant Big Hero 6" ...). Une thématique nouvelle dans cette univers, qui est ici le propos principal de l'histoire : comment aborder nos émotions lorsque l'on grandit. Comment se voir grandir. Comment aborder une nouvelle vie. Je reviens sur la première, "comment aborder nos émotions lorsque l'on grandit". On ne pourrait pas le rapprocher aux propos de monsieur Aubel ? Voilà donc la preuve que le pari de Pete Docter est réussi et nous rassure sur le fait qu'on ne va pas forcément tous devenir des vieux c***.

Joie, l'étincelle de ce film brillant !


En bref, "Vice-Versa" est un GRAND FILM D'ANIMATION ! Superbe, touchant, hilarant, beau et marquant. Selon moi, il s'agit du (presque) plus abouti simplement parce que "Le monde de Nemo", "Wall-E", "Toy Story 3" et "Vice-Versa", forment à eux quatre la perfection des studios. Mais surtout, parce qu'on sait pertinemment qu'on sera tous émerveillé une fois de plus au prochain film. Et ça jusqu'à la fin de temps.


Ellossan


mercredi 24 juin 2015

Films sur canapé

Ce weekend vous n'êtes pas du genre à sortir ? Vous préférez pantoufler sur votre canap' ? Vous cherchez tant bien que mal à vous trouver une nouvelle série qui vous fera oublier le season final de GOT ? A d'autres ! Avec le début des vacances et la fin des exams, vous êtes déjà tous place Saint Pierre ou sur la Daurade entrain de picoler et de faire le bilan de cette année ... Quoi ? Vous, vous n'êtes pas de ce genre ? Vous avez juste envie de vous reposer et de mater un bon film ? ... Vous avez bien raison vous aussi ! Mais vous voilà confronté à un terrible dilemme : "Quel film on mate ce soir ?!". En général, le choix va vous prendre 1/3 de votre soirée (petite pensée aux utilisateurs de Netflix qui perdent 80% de leur soirée à choisir quoi mater...), donc je suis là pour vous faire une petite sélection de mes grands kiffes. 

Aujourd'hui, je vous propose de vous intéresser au cinéma indépendant. Des films qui passent trop souvent inaperçus au cinéma pour certains. Des merveilles visuelles et scénaristiques, de plus en plus peuplées par de grands acteurs. Je vous en propose 4 de mes préférés (qui ne vont pas forcément plaire à tout le monde) qui pourront accompagner votre Pizza/Coca du weekend ;).


Night Call (Pour s'éclater)

Jake Gyllenhaal est un monstre... Il est dans "Night Call" ("Nightcrawler" en VO) un personnage brillant, mystérieux, intelligent, mais carrément flippant. Obsédé par les sensations fortes, (on croirait voir Dexter Morgan sur une scène de crime) et fasciné par le morbide. C'est donc l'histoire d'un gars qui a "trop" la tête sur les épaules, cherchant un boulot et se découvre une passion en filmant les crimes et les accidents (si possible avant l'arrivée des forces de l'ordre). Mais petit à petit la folie va le ronger. Folie vraiment ? On ne sait pas. Le personnage de Lou (notre beau gosse Jake) est tellement calculateur, manipulateur qu'on ne peut que reconnaître que c'est un monstre talentueux. Le est tout mis en scène dans un Los Angeles crépusculaire (façon Drive), avec une atmosphère glauque, soutenue par la bande son qui est en parfaite adéquation avec l'évolution de l'histoire. On en a le souffle coupé et nos nerfs sont mis à rude épreuve. Vous comprendrez vite la morale du film, qui est dans l'actualité depuis des lustres : Où est la limite dans ce qui doit être filmé/vu/diffusé ? Je vous laisse y réfléchir entre vous. 


The Rover (Pour voyager)

L'histoire commence dans un monde post-apocalyptique. Dans ce décor, il y a un homme qui va tout faire pour retrouver ce qui lui reste, sa voiture. La descente aux enfers commence, cet homme cherche à se faire entendre dans un monde sans foi ni loi. "The Rover", c'est comme si Hitchcock avait réalisé "Mad Max", un film au suspens haletant, à la photographie digne des meilleurs road trip américains. Le chef-d'oeuvre "No country for old men" des frères Coen n'a apparemment pas suffit à exploiter la figure des cow-boys des temps modernes. Une bande son et une atmosphère pesante, voire quasi suffocante, comme le désert australien. Les acteurs ? Oubliez le playboy, beau-parleur qu'a l'habitude de jouer Guy Pearce. Non, Robert Pattinson n'est pas qu'un vampire sponsorisé par Ariel. Le jeu des acteurs est juste, sans trop caricaturer les personnages que l'on a l'habitude de voir dans ce genre de film. 
En bref, encore un bijou de ces brillants studios indépendants qui est malheureusement passé trop inaperçu.


Under The Skin (Pour admirer)

Under the Skin c'est le genre de film qui ne laisse pas de marbre, qui divise les spectateurs. Soit vous allez aimer, soit vous allez détester. Difficile de se positionner entre les deux ... Un ovni qui se range aux côtés de Sleeping Beauty, d'Enter the Void ou Tree of Life. Frappant par sa plastique minutieuse, quasi perfectionniste. Son ambiance sonore nous entraînant dans un trip vertigineux. Des acteurs saisissants de réalisme et aussi étranges les uns que les autres. De la S.F. sans effets spéciaux, ou peu. Un film où les longueurs laissent place à l'oppression, à la venue du suspens ou à l'ennui pour ceux qui n'y prendront pas goût. Scarlett Johansson utilise la méthode "stone face" à la Ryan Gosling et se trouve être saisissante et plus envoûtante que jamais. Petite pépite du surréalisme qui montre que l'Art avec un grand "A" a toujours sa place dans le cinéma. Bref, une merveille toute simple.


It Follows (Pour frissoner)

Le pitch : Une ado couche avec son copain, sauf que celui-ci lui annonce qu'un mal le poursuit. En effet, il a couché un soir avec une fille et elle lui a refilé une sorte de présence qui le suit, jusqu'à ce qu'il couche avec une autre personne pour pouvoir s'en débarrasser. Et bref, notre héroïne se retrouve dans la même galère que son mec (qui s'évapore au passage) et doit fuir cette présence. Ouais vous l'avez compris, c'est carrément une métaphore des MST et que c'est pas bien de faire l'amour avant le mariage ... bref ... Sur le papier ça fait film de série B, mais la mise en scène est tout autre. Visuellement c'est magnifique, l'histoire est très intelligente, la bande son se marie à la perfection avec la tension qui plane dans le film. De plus, les effets sonores un peu vintages et surréalistes concordent parfaitement avec l'ambiance glauque et mystérieuse de l'histoire. Pour les amateurs d'horreur pure et dure, rebroussez chemin, ici c'est place au suspens. Pas de gore, mais de la torture cardiaque avec un jeu de course poursuite qui n'en finit jamais. Alors on adhère ou pas, mais c'est beau, bien foutu et intelligent comme film.


Ellossan